Vous ne les jetez pas, rassurez moi ?
Vous venez de le faire à l’instant ? Alors à moins qu’ils ne soient parmi les restes de spaghettis et de sauce tomate, je vous suggère d’aller vite les récupérer, ils auront peut être la chance d’avoir une seconde vie !
Comment ?
Grâce à une méthode très simple qu’utilisaient déjà nos mères et nos grands-mères, lorsque le consumérisme n’était pas encore devenu un diktat : le recyclage.
Il n’y a encore pas si longtemps, le recyclage était synonyme de pauvreté (rappelez vous ce que l’on faisait des restes de savons ou de bougies), il était l’apanage de ceux qui n’avaient pas les moyens financiers d’acheter du neuf, voir d’acheter tout court. Lorsque l’on voulait prétendre à un certain « standing » , totalement subjectif soit dit en passant, il n’était pas question de recycler. Jeter et acheter sont encore les deux mamelles d’une société de consommation dans laquelle le travail, à part remplir les tiroirs caisses des lobbys industriels qui se chargent de vider ceux des consommateurs, n’a plus de valeur sociale, on parle de travail « alimentaire ».
Aujourd’hui, le recyclage a reprit du service, il est devenu une tendance incontournable (qui l’eu cru ?!), celui qui ne recycle pas est considéré non seulement comme un pollueur, mais aussi comme un supo supôt de la société de consommation, un adorateur du veau d’or moderne !
Le recyclage faisait partie de mon quotidien, lorsque j’étais enfant je voyais alors ma mère détricoter les vieux pulls, rouler la laine tortillée en écheveaux, l’humidifier à la vapeur, puis la rouler de nouveau en pelotes. Ces pelotes servaient ensuite à tricoter ou crocheter de nouveaux pulls, des coussins ou d’autres élèments.
Récemment, je suis tombée sur un article du magazine en ligne américain Craft, site de créations alternatives que je visite régulièrement car il fourmille d’idées de transformation des matières qui peuplent notre quotidien. L’article concernait justement l’utilisation des restes de pelotes, dont on ne sait jamais que faire, je me suis alors rappelée les pelotes recyclées de mon enfance et j’ai eu envie d’en faire un article dans la Gazette pour partager l’idée avec vous.
Le but dans l’article du magazine Craft n’est pas de détricoter d’anciens pulls (mais rien ne vous empêche de le faire), l’idée est plutôt d’assortir les restes de pelotes dont on ne sait que faire pour les réutiliser d’une manière attractive.
La jolie pelote que vous aperçevez sur la photo du haut, est un mélange de plusieurs fils, assemblés selon la technique du filage au fuseau. Si cette technique vous est totalement inconnue, le recyclage des fils inutilisés est un bon moyen pour vous familiariser avec cet artisanat et de vous lancer dans de nouvelles explorations.
Sur le site Craft, vous aprendrez également à vous passer des fuseaux vendus dans le commerce en fabriquant le votre, toujours selon la méthode du recyclage !
Craft étant un magazine qui aborde des techniques dans de nombreux domaines, votre curiosité vous poussera peut être à fouiller dans les différentes catégories où vous pourrez dénicher des idées de recyclage totalement insolites.
Et si l’anglais n’est décidément pas votre tasse de thé, n’oubliez pas qu’il existe de nombreux traducteurs de sites gratuits en ligne.
Source des photos : Craft (photos publiées avec l’autorisation de Natalie ZEE DRIEU, éditeur en chef du magazine Craft).




18 mai 2010 à 3:03
Je fais partie de celles qui ont appris le crochet avec la grand-mère. … et je récupère encore aujourd’hui la laine des pulls qui peuvent se défaire! Quant aux restes, ils font partie du matériel de stockage. Sinon on prenait ce qui restait, on crochetait tant qu’il y en avait, et ensuite on passait au reste suivant, etc. Cela donnait des jolis tapis multicolore. Pas question de jeter!!!
25 mai 2010 à 12:58
Bonjour Stefania,
Désolée de répondre avec un peu de retard, j’ai raté votre commentaire dans ma messagerie.
Pratiquer la récup et le recyclage ça fait marcher l’imagination !
Moi aussi j’essaie de faire avec ce que j’ai, le crochet consumériste n’est pas mon but.
Encore un sujet qui mérite débat